Le 7 février 2014 : Conseil Syndical de Paris Métropole a eu lieu sur le Plateau de Saclay

Ce Conseil syndical était très important quant à l’avenir de l’implication de Paris Métropole dans la mission de préfiguration incluse dans la loi MAPAM destinée à créer la Métropole du Grand Paris.
Jacques JP MARTIN (président 2011), vice-président, était présent !

Les élus devaient se prononcer sur ce projet de résolution fixant les grands lignes de la stratégie que le Syndicat doit mettre en œuvre dans le cadre de sa coprésidence avec le Préfet de Région de la mission de préfiguration.

Les débats entre toutes les tendances présentes furent « animés » pour qu’en final le projet de résolution soit adopté à l’unanimité. Cette unanimité a été possible dans la mesure où plusieurs vice-présidents dont Jacques JP MARTIN (Président 2011), ont exigé que soient annoncés, dès la première réunion de la mission de préfiguration, les points non négociables de Paris Métropole, à savoir :

Les conseils de territoires issus de la loi (qui succéderont aux intercommunalités) doivent avoir une personnalité juridique et une fiscalité propre.
Les compétences de la Métropole doivent tenir compte de celles du bloc communal.
Arrêter la liste des projets d’intérêts métropolitains.

Le maire de Nogent déclarait que cette future métropole, de par sa construction inachevée, n’aura pas, en l’état, toutes les cartes pour répondre aux problèmes actuels de la zone dense de la région Ile de France. Pire, son imprécision quant à ses compétences pourrait conduire rapidement l’Ile de France et la Métropole dans une impasse ! L’erreur fondamentale dans la création de cette Métropole, à statut intercommunal, est qu’elle ne réunit pas les compétences stratégiques d’une Métropole.

En effet, il n’y a pas l’économie, les aéroports, les transports, les grandes voies de circulation…. et en réalité, il y a le logement et l’urbanisme qui relèvent de compétences de proximité. La situation de blocage viendra du fait qu’il est impossible de mettre en place une nouvelle administration dans un système centralisé pour gérer des problèmes de proximité.

Ne s’en tenant pas à cette erreur de construction, l’Etat aujourd’hui imagine, dans un souci de vouloir commencer plusieurs chantiers en même temps, la suppression des départements sans pour autant avoir une idée précise sur une alternative par la prise en compte des compétences sociales.

Il est par conséquent nécessaire d’arrêter les difficultés créées par cette frénésie réformatrice et de se donner du temps pour avancer vers une optimisation de l’organisation des collectivités territoriales de la future métropole en faisant confiance à la compétence et à la qualité des élus du bloc communal qui ont prouvé au sein de Paris Métropole leur aptitude à travailler ensemble, toutes sensibilités confondues, au service de l’intérêt général et des habitants de nos territoires.

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