Voies sur berges : le tribunal administratif annule la fermeture à la circulation

Paris Est Marne&Bois souhaite une concertation avec la ville de Paris

Communiqué de Jacques JP Martin, président du territoire ParisEstMarne&Bois

Après l’annulation par le Tribunal administratif de Paris de la fermeture à la circulation des voies sur berges rive droite, Paris Est Marne&Bois souhaite au nom des Maires des communes composant le Territoire (Bry-sur-Marne, Champigny-sur-Marne, Charenton-le-Pont, Fontenay-sous-Bois, Joinville-le-Pont, Le Perreux-sur-Marne, Maisons-Alfort, Nogent-sur-Marne, Saint-Mandé, Saint-Maur-des-Fossés, Saint-Maurice, Villiers-sur-Marne, Vincennes) l’ouverture d’une concertation sur ce dossier.

L’intérêt à agir de Paris Est Marne&Bois « incontestable »

Le Tribunal administratif de la ville de Paris a estimé que les compétences lutte contre les pollutions et les nuisances exercées par Paris Est Marne&Bois, jeune intercommunalité de 13 communes et 507 000 habitants située aux portes de Paris à l’Est, justifiait son recours à l’encontre de la décision de la ville de Paris de fermer les voies sur berges rive droite. Cela n’a pas été le cas pour les communes agissant isolément, dont les recours ont été rejetés.

Des problématiques environnementales réelles, une mesure inadaptée

Paris Est Marne&Bois a été le 1er EPT à adhérer à Bruitparif et Airparif, associations d’utilité publique chargées de lutter contre les nuisances sonores et la pollution de l’air et il s’est lancé en septembre dernier dans une démarche de Plan Climat.
Le Territoire, traversé par les autoroutes A4 et A86, est particulièrement concerné par les pollutions sonores et atmosphériques, leurs effets sur la santé et la qualité de vie des habitants et est déterminé à lutter contre celles-ci.

Conscient également des enjeux environnementaux à l’échelle de la Métropole, Paris Est Marne&Bois dénonce néanmoins l’absence de concertation du projet et le caractère unilatéral de cette décision. Le tribunal administratif a confirmé le caractère partiel de l’étude d’impact menée dans le cadre de ce projet qui comporte des inexactitudes, des omissions et des insuffisances.

Une demande de dialogue avec la ville de Paris

Face aux effets négatifs avérés de la fermeture des voies sur berges rive droite, tant en matière de pollutions que sur la qualité de vie des riverains parisiens et des habitants, notamment ceux de petite couronne de l’est parisien, Paris Est Marne&Bois annonce qu’il maintiendra son recours en cas d’appel de la décision du tribunal administratif par la Maire de Paris.

13 communes 507 000 habitants

Le Président de Paris Est Marne&Bois regrette que cette affaire n’ait pu être traitée dans le cadre de la Métropole du Grand Paris, espace au sein duquel devrait être recherchées les convergences au service de l’intérêt général.

Paris Est Marne&Bois, à l’image de la Région Ile-de-France, également plaignante dans ce dossier, demande l’étude de solutions alternatives à la fermeture des voies sur berges et l’ouverture d’un véritable dialogue avec la ville de Paris.