Éducation : Blanquer bouscule la « gauche pédago »

Après la démission du président du Conseil supérieur des programmes, qui dénonce la politique « réactionnaire » du ministre, celui-ci maintient son cap et sa vision de l’école.

Source : Le Figaro du 27 septembre 2017 - N° 22746

L’homme du « prédicat  », ce concept grammatical arrivé à l’école primaire et au collège en 2016, a démissionné.
Michel Lussault, président du Conseil supérieur des programmes (CSP), l’instance qui a réécrit les programmes de la maternelle à la 3e, s’en prend vivement au ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, qu’il n’hésite pas à qualifier de « réactionnaire  » et dont il dénonce les annonces « souvent unilatérales et idéologiques  ». Au-delà, c’est bien deux visions de l’école qui s’affrontent.
Tandis que Michel Lussault est devenu le symbole du « pédagogisme », Jean-Michel Blanquer met l’accent sur les « fondamentaux  » et la méthode de lecture syllabique. « Je suis dans un travail d’organisation de l’Éducation nationale pour que tous les enfants sachent lire, écrire, compter et respecter autrui à la sortie de l’école primaire. Si ça gêne M. Lussault, ce n’est vraiment pas grave qu’il s’en aille », a-t-il réagi, cinglant.