Le cadre magnifique de Nogent-sur-Marne

La rengaine vous vient dès les bords de Marne franchis. Nogent, ses guinguettes et son « Petit vin blanc » s’invitent dans l’imaginaire du visiteur de passage. Dès lors que l’on s’y attarde, la ville intéresse au-delà

Source : Le Parisien

Nogent est la 2e ville du Val-de-Marne et la 15e d’Ile-de-France où il fait bon vivre, selon notre classement.

Longueurs et footing

Le soleil rasant du matin illumine la Marne donnant au port de plaisance un petit quelque chose des pontons cossus de la côte Est américaine. Le cliquetis des drisses des bateaux amarrés couvrirait presque le ronron de la circulation de l’autoroute A4 toute proche.

Ici, l’on croise Daniel, 53 ans, ingénieur commercial, qui court faire ses longueurs au centre nautique avant de retourner travailler. Rebecca, pétillante communicante de 38 ans, qui s’étire après un footing sur les bords de Marne. Et Philippe et Nicole, retraités dynamiques qui foncent au tennis club. « Ce qu’il y a d’appréciable chez nous, c’est que l’on peut faire du sport à toute heure de la journée dans un cadre magnifique et il y en a pour tous les âges, ici, on se mélange ! C’est un vrai village tranquille avec tout ce qu’il faut pour bien vivre ensemble », s’amuse Nicole, Nogentaise depuis plus de cinq décennies.

A Nogent, l’environnement remporte plus de 90 points sur 100, plaçant la cité dans le peloton de tête du département. C’est vrai que le charme de la ville compte pour beaucoup. Les villas art déco, les résidences, autrefois, de villégiature et les maisons d’architecte ont su attirer les Parisiens aisés qui se sont installés dans le quartier du Val-de-Beauté et au centre-ville. Le revers de la médaille, comme l’indique le classement avec seulement 46,15 points attribués au coût de la vie, est un prix de l’immobilier élevé, jusqu’à près de 10 000 € le m², qui pousse les plus jeunes à s’installer ailleurs.

Peu accessible pour les jeunes

Comme Mehdi et Coline, la vingtaine enthousiaste, qui plient leur gaules après une pêche à la ligne matinale. Régulièrement, ils descendent de la ville haute pour prendre l’air sur la Marne. « On a grandi boulevard de Strasbourg. A Nogent, il y a une vraie frontière entre le bas bourgeois et le haut plus populaire. Même si ça nous coûte de partir, on ne peut pas trouver à s’installer. C’est trop cher », tempère le jeune couple.

La preuve dans les boutiques de la Grand-rue Charles-de-Gaulle. L’artère commerçante n’a rien à envier aux adresses des beaux quartiers parisiens. « On est à Paris en un quart d’heure en RER, mais on trouve ici tout ce dont on a besoin : les magasins de mode, les commerces de bouche de qualité et les services, de santé notamment  », vante Cécilia, qui sort d’un centre dédié aux médecines douces.