Avec les parents, contre la réforme des rythmes scolaires

Les parents d’élèves ont manifesté le 15 janvier, tous les conseils d’école (enseignants + parents) se sont prononcés contre la réforme.

Jacques JP Martin et Véronique Delannet, adjointe au scolaire, ont apporté leur soutien aux parents d’élèves, devant l’Hôtel de Ville, le 15 janvier. Pourquoi le maire de Nogent est-il contre la réforme proposée ? il l’explique.

« Avec de nombreux maires du Val-de-Marne et de toutes les régions de France, je suis opposé à la réforme des rythmes scolaires telle qu’elle est imposée par décret par M. Vincent Peillon, ministre de l’Education.

Pourquoi ?

▪ Cette réforme est incomplète car elle ne traite que partiellement l’organisation de la vie de l’enfant à l’école, ne prenant pas en compte le calendrier scolaire ni le bien être de l’enfant.

▪ La semaine proposée ne fait que compliquer la vie des familles et fatiguer les enfants.

▪ Est-ce qu’un quart d’heure par jour et deux heures le mercredi matin justifient un tel chambardement ?

▪ Au plan pratique, cette organisation nécessiterait des locaux supplémentaires dans les écoles qui ne prévoient par l’usage des classes pour le périscolaire (les enseignants s’y opposent). La Ville ne dispose pas des infrastructures nécessaires pour que le processus soit mis en place dans les meilleures conditions.

▪ Cette décision impose aux collectivités l’embauche d’animateurs, dont le nombre de professionnels disponibles n’est pas à la hauteur des besoins, d’où une dévalorisation probable de la fonction et des conséquences sur la qualité des activités proposées.

▪ Les effets négatifs sur les activités d’éveil et de loisirs, et sur la vie des associations et organismes qui les pratiquent, seront dévastateurs pour l’activité et l’emploi.

▪ Les conséquences sont lourdes sur le budget des villes. À Nogent, l’estimation est de 180 000 à 200 000 euros par an, soit un point de taxe d’imposition.

C’est pourquoi j’ai soutenu la manifestation des parents.

J’ai demandé au Premier ministre d’engager une réelle concertation avec les collectivités territoriales, assortie d’un moratoire pour la mise en œuvre et de la pérennité de la dotation financière de l’État. »