Tribune libre : la langue française encore une fois en danger

Par Bernard Rasquin, Conseiller Municipal Délégué auprès des Seniors et en charge des relations internationales

Voila bientôt deux ans que je provoquai l’ire de nos collègues de l’opposition, sortant drapés dans le manteau de l’indignation face à mes propos fustigeant la réforme des collèges.

Deux ans pendant lesquels notre toujours charmante et souriante ministre de "l’éducation" a continué son oeuvre de démolition et de nivellement par le bas.

Sa dernière trouvaille a été instillée sournoisement aux enseignants, élèves et parents qui découvrent aujourd’hui ce "Prédicat".

Que faire pour aider les écoliers qui ont des difficultés à lire et à écrire le français ?

La réponse est simple : supprimons ces difficultés ! Cette grammaire fixant des règles contraignantes, brimant des écoliers traumatisés par l’effort demandé, se doit d’être simplifiée à l’extrême afin que ces petites têtes brunes et blondes puissent être à l’unisson des déplorables programmes de téléréalité que les media leurs font absorber à profusion.

C’est donc la fin des compléments d’objet directs ou indirects dont l’enseignement est soit disant repoussé en 5ème, ce qui condamne définitivement la maîtrise de l’orthographe et des accords grammaticaux qui devrait être acquise à la fin du primaire.

Il n’est plus à démontrer que l’apprentissage d’une langue se joue dans les 10 premières années et qu’à cet âge, la capacité d’apprentissage est énorme si la manière d’enseigner et la logique est respectée.

Pourtant, force est de constater que devant les difficultés rencontrées, les solutions proposées par nos dirigeants actuels ne sont pas la hauteur des ambitions que nous sommes en droit d’attendre.

En cette période électorale, il m’apparaît fondamental que le sujet concernant l’école primaire et particulièrement l’enseignement du français soit traité en priorité par notre candidat à l’élection présidentielle.

Dans notre monde qui évolue à une vitesse vertigineuse, il me paraît fondamental que la communication écrite et verbale soit maîtrisée et pratiquée par tous les intervenants à quelque niveau que ce soit. Que ce soit en politique, en entreprise, en association, en famille, une mauvaise compréhension entre les intervenants entraîne systématiquement une perte de temps, des décisions non justifiées et une source de conflits.

Tout doit donc être entrepris pour qu’en primaire, tous les écoliers puissent maîtriser le même langage, posséder les mêmes outils, les mêmes références pour se comprendre entre eux d’une part et appréhender correctement les matières et sujets enseignés dans le secondaire d’autre part.
C’est le fondement nécessaire et indispensable au redressement de notre pays.