Le Val-de-Marne en situation de décrochage !

Lors de la séance d’examen du rapport d’activité des services de l’Etat dans notre département, nous avons fait part au Préfet de notre inquiétude quant aux effets des politiques gouvernementales dans le Val-de-Marne. Concernant l’emploi, les indicateurs sont en effet toujours aussi mauvais. Depuis le début du quinquennat de François HOLLANDE, la courbe du chômage en Val-de-Marne a augmenté de 30 % !

De plus, le développement économique du Val-de-Marne reste poussif par rapport aux deux autres départements de la petite couronne. Avec 357 000 emplois salariés dans le secteur marchand en 2015, le Val-de-Marne est loin derrière la Seine-Saint-Denis, qui en compte 401 000, et très loin derrière les Hauts-de-Seine qui en comptent 816 000 ! Et les chiffres du 1er semestre 2016 accentuent encore ce retard. Pour ce qui est de la création de locaux d’activités économiques, les données ne sont pas meilleures : notre département est 6e sur 8, derrière les Hauts-de-Seine, Paris, la Seine-Saint- Denis, l’Essonne et la Seine-et-Marne !

Le décrochage du Val-de-Marne dans le développement économique régional est donc patent ! Ce qui manque avant tout dans un département comme le nôtre, dirigé par les communistes, c’est la confiance envers les entrepreneurs ! Leur dernière décision en date ne risque pas d’ailleurs d’améliorer l’attractivité de notre département puisque la majorité départementale a décidé, avec l’appui des syndicats, de contrôler l’usage du CICE (baisse des charges décidée par le Gouvernement) fait par les entreprises. Le Val-de-Marne est le seul département à agir de la sorte !

Quel message de défiance adressé aux entrepreneurs ! Comment peut-on espérer attirer des entreprises et des emplois en Val-de-Marne avec ce genre d’initiative ? Ce n’est certainement pas avec cet « observatoire » que nous allons rattraper notre retard. C’est une faute politique dont les Val-de-Marnais, à la recherche d’un emploi, seront les premières victimes !

Concernant le logement, nous avons salué le renouveau récent de la construction de logements, enfin à la hausse, après les années noires dues aux mesures idéologiques de la loi DUFLOT. Nous avons aussi souligné que sur les 3 500 logements sociaux nouveaux agréés par l’Etat, environ 40% étaient situés dans des villes gérées par la droite, ce qui va à l’encontre des clichés régulièrement ressassés par la Gauche départementale. Cependant, avec plus de logements que de créations d’emploi, le Val-de-Marne apparaît de plus en plus comme un département dortoir. Nous devons donc absolument profiter des retombées positives du super-métro Grand Paris Express pour renverser cette tendance afin d’attirer des entreprises et des emplois pour les Val-de-Marnais !

A l’occasion de cette séance, nous avons aussi rappelé notre soutien aux policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers, personnels hospitaliers et militaires qui sont mis à rude épreuve du fait de la menace terroriste.

L’application de l’état d’urgence est une décision que nous avons pleinement soutenue contrairement aux élu(e)s communistes qui ont refusé de la voter. Pour notre part, nous défendons l’Etat de droit mais il ne doit pas conduire à faire preuve de faiblesse à l’égard de celles et ceux voulant détruire les valeurs de la République pour imposer l’arbitraire et la terreur.

Nous avons également dit au Préfet combien nous trouvons indécentes les affiches diffusées par certains mouvements syndicaux et politiques à l’encontre des fonctionnaires de police. Les syndicats s’expriment avec force quand un manifestant est blessé lors des mouvements sociaux. En revanche, ils restent muets sur les 620 policiers et gendarmes qui ont été blessés lors de manifestations extrêmement violentes contre la loi Travail !

Alors qu’elles doivent gérer une menace terroriste sans précédent, les forces de l’ordre se passeraient bien d’avoir à contrôler ce mouvement social qui n’a qu’un seul but : évacuer la frustration des syndicats qui ont ouvertement appelé à voter pour François HOLLANDE en 2012 !

Olivier CAPITANIO, Jean-Daniel AMSLER, Karine BASTIER, Paul BAZIN, Fernand BERSON, Laurence COULON, Richard DELL’AGNOLA, Chantal DURAND, Hervé GICQUEL, Emmanuel GILLES de la LONDE, Pierre-Jean GRAVELLE, Patricia KORCHEF-LAMBERT, Françoise LECOUFLE, Jean-François LE HELLOCO, Déborah MÜNZER, Marie-France PARRAIN, Marie-Christine SÉGUI, Julien WEIL, Métin YAVUZ

Source : http://www.valdemarne-autrement.fr/