Voies sur berges : le Préfet de Police "ou courage fuyons"

La décision de Monsieur le Préfet de Police de Paris, Michel CADOT, d’accorder une période d’expérimentation de 6 mois, après les 2 mois de Paris Plage, est loin de nous rassurer quant à l’objectif final.

La commission d’enquête a mentionné qu’à la suite de la fermeture des voies sur berges, les reports de circulation sur les quais et les voies proches seront importants, avec une pollution de l’air accrue pour les riverains.

Face à un tel risque, nous attendions autre chose de la part du Préfet de Police, qui s’était engagé à tenir compte des conclusions de la commission d’enquête. Notre souhait était bien d’avoir un moratoire pour permettre les études de solutions alternatives pour, à terme, réduire la circulation sur la voie Georges Pompidou, du fait d’une offre nouvelle en matière de transports en commun. Nous sommes loin d’une telle orientation.

Les six mois à venir serviront à confirmer l’effet désastreux au plan de la qualité de l’air dans les voies voisines des berges, et ne permettra pas de trouver une alternative en transports en commun, pour notamment les habitants de la banlieue.
En réalité, j’attendais de Monsieur le Préfet de Police, qu’au lieu de ne pas choisir entre les deux solutions, qui opposent encore aujourd’hui la mairie de Paris aux Maires de banlieue, il en accepte une troisième, qui privilégierait la qualité de l’air de Paris et de sa banlieue, associée à une alternative de transports publics. En dégageant en touche il reporte la décision en permettant à la ville de Paris d’installer définitivement ses aménagements.

Et si les Maires riverains de l’autoroute A4 prenaient possession de cette autoroute, en la transformant en voie piétonne pour réduire la pollution de l’air des villes riveraines ?

Jacques JP Martin,
Maire de Nogent-sur-Marne
Président du territoire ParisEstMarneBois