Face à l’horreur : gardons confiance en nos valeurs et institutions républicaines

Communiqué de Jacques JP Martin, Maire de Nogent sur Marne, Président du territoire ParisEstMarneetBois


Un prêtre martyrisé est mis à mort dans une église près de Rouen !
C’est la France qui est une nouvelle fois attaquée de l’intérieur par les terroristes fraîchement convertis du groupe état islamique.

C’est toute la France qui doit porter le deuil.

Nous ne pouvons pas continuer, jour après jour, à nous résoudre à comptabiliser le nombre de blessés et de vies perdues, brisées par des actes insoutenables, d’une ignominie extrême.

Nous mesurons la dimension symbolique que les terroristes ont voulu donner à un tel assassinat. Un prêtre serviteur de la paix, porteur d’un message de fraternité était une cible naturelle pour les djihadistes (EI).

Jacques HAMEL incarnait une religion qui ne porte pas ‘la vraie’ foi, celle d’un courant de pensée radical (wahhabisme) qui refuse et rejette une partie de l’islam et le christianisme. Une petite minorité au plan national est sous influence d’une forme combattante et terroriste du djihadisme stimulée par EI. C’est elle qu’il nous faut combattre.

La violence, la haine au service de la terreur et de l’obscurantisme voilà ce que nous vivons depuis ‘Charlie Hebdo’.

240 morts, 200 blessés… ce bilan provisoire malheureusement nous impose, impose à nos autorités, nos responsables, qui n’étaient pas préparés à la spirale de la terreur de modifier nos réponses à de tels actes. Une riposte adaptée et graduée doit être mise en œuvre. Ce nouveau combat face à des individus qui au cœur de notre pays changent de moral, doit être conduit autant par notre société que par l’Etat.

C’est d’une plus grande implication des communautés religieuses, du monde associatif, des réseaux sociaux, dont nous avons besoin.

Les terroristes visent ce que nous sommes et les valeurs qui portent notre civilisation. Ils rêvent d’importer en Europe une guerre de religion en provoquant les musulmans et les chrétiens.

Notre meilleure riposte c’est de rester et de défendre ce que nous sommes : cela ne nous interdit pas dans l’urgence, religieux et politiques, du devoir d’examen de conscience avec au cœur de nos réflexions la nécessité d’éviter les fractures, les radicalisations, les affrontements intercommunautaires. Le maître mot qui est dans tous les discours et réactions depuis hier est rassurant : le besoin de plus de Frnité.