La gauche départementale renie ses engagements et pénalise les villes et les associations !

L’assemblée départementale vient d’adopter son budget 2016. Avec un trou budgétaire à combler d’environ 100 M€ et des négociations au point mort sur la question du RSA entre l’Assemblée des Départements de France et le Gouvernement, la gauche départementale a présenté un budget dont l’équilibre est extrêmement précaire.

D’ailleurs, le président du Conseil départemental a indiqué dès le début de la séance budgétaire que de nouveaux arbitrages seront nécessaires dès le mois de mai !

Des indicateurs très inquiétants !

Cette situation délicate est le résultat de la politique économique désastreuse du Gouvernement socialiste depuis mai 2012 – qui a conduit à l’augmentation des dépenses sociales des départements et à la baisse drastique des dotations de l’Etat aux collectivités territoriales – mais aussi des erreurs manifestes de gestion de l’exécutif départemental PCF-PS-Verts que nous n’avons cessé de dénoncer.

- Dotations de l’État : -28% depuis 2012 !
- Dépenses du RSA : +23% depuis 2012 !
- Dépenses de personnel : +21% depuis 2008 !
- Épargne du Département : -55% depuis 2011 !
- Dette départementale : +83% en 7 ans et sans doute 1 milliard d’euros fin 2016 !

Ce budget traduit explicitement l’impasse budgétaire que nous redoutions et dans laquelle se trouve aujourd’hui notre Département. Les communistes, les socialistes et les écologistes se faisaient les champions de l’anti-austérité en mars 2015. Un an après, ils sont obligés de couper dans les dépenses !

2016 : le budget du reniement !

La gauche renie ses engagements de campagne en augmentant d’abord la taxe foncière de +5,8%. Les candidats du Front de Gauche ne promettaient-ils pas de ne pas augmenter le taux de cette taxe ? C’est raté !

Ensuite, un vice-président PCF déclarait la main sur le cœur lors de l’examen du budget 2015 : « La vie associative ne doit pas être et ne sera pas ici, en Val-de-Marne, une variable d’ajustement ». En 2016, les subventions aux associations baissent de 4,7 millions d’euros (-10%). C’est encore raté !

On citera également la baisse des crédits pour l’entretien des routes départementales, de l’assainissement, du budget de la fête des Solidarités et du chèque-solidarités (désormais fixé à 30€ et quel que soit la situation familiale), une baisse de 200 000 € pour les subventions aux associations culturelles et de 190 000 € pour les manifestations sportives de haut niveau, etc…

Par définition, les conseillers départementaux de notre groupe ne sont pas opposés au principe de réaliser des économies. Cela fait des années que face à la dégradation de notre situation financière nous demandions un plan pluriannuel de réduction pour baisser progressivement et sérieusement le train de vie du Département.

En revanche, nous dénonçons la méthode choisie. Faute d’avoir anticipé et surtout faute d’avoir engagé des réformes structurelles, en particulier la réduction des dépenses de personnel (la Chambre régionale des comptes a clairement indiqué que le Val-de-Marne était « suradministré ». Il dépense chaque année 50M€ de plus que les Départements de même importance !), la gauche fait des économies sur le dos des communes et des associations.

Les villes et les associations servent de variables d’ajustement !

L’exécutif départemental PCF-PS-Verts est vent debout contre la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités territoriales. Pourtant, il a décidé de mener une politique similaire ! L’aide aux communes pour les investissements (3,6 M€ par an) et l’aide aux associations locales (858 000€ par an) sont supprimées : les 47 communes du Val-de-Marne seront pénalisées dès cette année !

Notre groupe s’est fermement opposé à cette décision ! Nous avons même présenté d’autres propositions pour pouvoir maintenir ces aides. Malheureusement, les élu(e)s de la gauche départementale ont maintenu leur décision. Ces suppressions d’aides pour les 47 communes du département sont loin d’être anecdotiques et représentent par exemple :

- 324 000 € pour Créteil
- 294 000 € pour Champigny-sur-Marne
- 208 000 € pour Villejuif
- 199 000 € pour Ivry-sur-Seine
- 182 000 € pour Saint-Maur-des-Fossés
- 174 000 € pour Maisons-Alfort
- 101 000 € pour L’Haÿ-les-Roses
- 78 000 € pour Charenton-le-Pont
- 66 000 € pour Villeneuve-le-Roi
- 51 000 € pour Valenton
- 13 000 € pour Marolles-en-Brie…

Olivier CAPITANIO, Jean-Daniel AMSLER, Karine BASTIER, Paul BAZIN, Fernand BERSON, Laurence COULON, Richard DELL’AGNOLA, Chantal DURAND, Hervé GICQUEL, Emmanuel GILLES de la LONDE, Pierre-Jean GRAVELLE, Patricia KORCHEF-LAMBERT, Françoise LECOUFLE, Jean-François LE HELLOCO, Déborah MÜNZER, Marie-France PARRAIN, Marie-Christine SÉGUI, Julien WEIL, Métin YAVUZ