L’homme qui sauva deux fois la France dont nous célébrons le souvenir de sa mort ce 9 novembre !

"Françaises, Français, le général de Gaulle est mort, la France est veuve"

Un appel, le 18 juin 1940, qui sortit la France de sa torpeur qui l’avait frappée la veille et qui permis à des hommes et des femmes de penser que tout n’était pas perdu. Une période sombre où il fallait déjà penser à la reconstruction.
En 1946 lors du Discours de Bayeux, de Gaulle posait cette question : « Des Grecs, jadis, demandaient au sage Solon : "Quelle est la meilleure Constitution ?" Il répondait : "Dites-moi, d’abord, pour quel peuple et à quelle époque ?" ». Il faudra attendre 12 ans pour que de Gaulle donne à la France une nouvelle Constitution lui assurant une stabilité politique.

Le Général de Gaulle n’a jamais cessé de redonner ses lettres de noblesse à la France tout en la préparant à l’avenir. Un équilibre entre le passé et le présent qui peut nous rappeler la phrase célèbre de son ami Winston Churchill : « Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur. »

Des réflexions toujours d’actualités qui nous amènent à réfléchir sur la société que nous souhaitons construire et sur quelles valeurs nous souhaitons la défendre : une France repliée sur soi, ses peurs et ses préjugés ou une France ouverte sur le monde, une France qui innove, une France qui défend et porte ses valeurs humanistes, qui assume son passé ?
Comment permettre à chacun de trouver sa place sur le plan social, économique et personnel ? Une France qui parie sur son éducation et sa culture, véritable colonne vertébrale d’une Nation ? Une France qui ose se réformer en profondeur ?

A la fin du discours de Bayeux, de Gaulle termine en disant : « Prenons-nous tels que nous sommes. Prenons le siècle comme il est. Nous avons à mener à bien, malgré d’immenses difficultés, une rénovation profonde qui conduise chaque homme et chaque femme de chez nous à plus d’aisance, de sécurité, de joie, et qui nous fasse plus nombreux, plus puissants, plus fraternels. Nous avons à conserver la liberté sauvée avec tant et tant de peine. Nous avons à assurer le destin de la France au milieu de tous les obstacles qui se dressent sur sa route et sur celle de la paix. Nous avons à déployer, parmi nos frères les hommes, ce dont nous sommes capables, pour aider notre pauvre et vieille mère, la Terre. Soyons assez lucides et assez forts pour nous donner et pour observer des règles de vie nationale qui tendent à nous rassembler quand, sans relâche nous sommes portés à nous diviser contre nous-mêmes ! Toute notre Histoire, c’est l’alternance des immenses douleurs d’un peuple dispersé et des fécondes grandeurs d’une nation libre groupée sous l’égide d’un Etat fort. »

A méditer…