Non à la politique spectacle de la Gauche ! Oui à une vraie mixité sociale !

Les élu(e)s de notre groupe ont saisi Patrick KANNER, Ministre de la Ville du Gouvernement de Manuel VALLS, à la suite de sa visite-spectacle à Ormesson-sur-Marne en septembre dernier sur le thème des villes récalcitrantes à la mixité sociale.

Nous déplorons l’attitude du Ministre qui est venu annoncer en grande pompe la réquisition de terrains pour construire des logements sociaux alors que la plus grande partie de ces parcelles appartiennent déjà à l’État ! Cette annonce a été d’autant plus maladroite que notre collègue Maire d’Ormesson-sur-Marne n’a jamais obtenu de réponse favorable à ses demandes maintes fois réitérées pour que l’Etat lui rétrocède les terrains en question afin de pouvoir construire des logements intégrant une part d’habitat social !

Contrairement aux déclarations du Ministre relayées dans plusieurs médias, le Premier magistrat de la ville d’Ormesson-sur-Marne n’est pas réfractaire à la mixité sociale. M. KANNER, friand comme ses autres collègues du Gouvernement des « coups de com’ », s’est en réalité comporté en militant socialiste et non en ministre de la République. Nous avons aussi rappeler au Ministre le fait que la construction de nouveaux logements doit avant tout s’inscrire dans le cadre d’un projet global d’aménagement qui nécessite donc, notamment pour la commune d’Ormesson, de nouveaux équipements publics (crèches, écoles, installations sportives...) et infrastructures de transports. Au moment où le Gouvernement étrangle financièrement les communes, le Ministre de la Ville a dû publiquement assurer un soutien marqué de l’État pour la réalisation de ces projets d’investissement.

Mais, comme le Gouvernement de Manuel VALLS est coutumier des effets d’annonce qui restent sans suite, nous avons demandé au Ministre de la Ville de confirmer par écrit cet engagement de l’État. Car, comme beaucoup de villes, la commune d’Ormesson-sur-Marne n’a plus la capacité financière pour absorber les dépenses induites par l’arrivée de nouveaux habitants du fait même des décisions de ce Gouvernement.

Cette opération de politique spectacle à laquelle s’est livré le Ministre fracture sérieusement la confiance que les élus locaux doivent pouvoir placer envers les représentants de l’État. Au lieu de se positionner en partenaire des collectivités territoriales pour accompagner au mieux leurs projets en faveur de nos concitoyens, l’État s’érige de plus en plus en donneur d’ordres.

Nous sommes aussi intervenus auprès du Ministre afin que l’État soit plus juste et équitable en ce qui concerne la mixité sociale. Pour être crédible, l’objectif de mixité sociale ne peut être à sens unique ! Le Ministre a beau jeu de fustiger des villes qui ne comptent pas encore suffisamment de logements sociaux. Mais que fait-il vis-à-vis des villes qui en concentrent beaucoup trop, tuant toute mixité sociale, créant des phénomènes de ghettoïsation et qui, malgré tout, continuent d’en construire ? Cette dérive n’est pas un risque dans notre département, c’est déjà une réalité dans bien des villes gérées par la Gauche !

Dans ses directives datées du 30 juin 2015 et adressées à tous les Préfets de France, le Premier Ministre demande désormais d’arrêter de construire de nouveaux logements sociaux dans les quartiers qui en comptent déjà plus de 50% pour, comme il l’a lui-même déclaré, « arrêter d’ajouter de la pauvreté à la pauvreté ».

Nous attendons donc avec impatience les initiatives que le Ministre de la Ville va prendre pour faire respecter ces nouvelles orientations gouvernementales dans notre département car certaines villes de gauche, qui comptent déjà plus de 40% de logements sociaux, ont tout récemment décidé de relever la part de l’habitat social à 50% dans tous les nouveaux programmes de logements ! Mais, vous aurez remarqué comme nous que sur ce sujet, le Ministre de la Ville est étrangement aux abonnés absents...

Olivier CAPITANIO, Jean-Daniel AMSLER, Karine BASTIER, Paul BAZIN, Laurence COULON, Richard DELL’AGNOLA, Chantal DURAND, Hervé GICQUEL, Emmanuel GILLES de la LONDE, Pierre-Jean GRAVELLE, Vincent JEANBRUN, Patricia KORCHEF-LAMBERT, Françoise LECOUFLE, Jean-François LE HELLOCO, Déborah MÜNZER, Marie-France PARRAIN, Marie-Christine SÉGUI, Julien WEIL, Métin YAVUZ

Source : tribune du groupe - Magazine du Val-de-Marne - Novembre 2015