A 86 et Pont de Nogent

La question posée à Madame la Ministre de l’Ecologie par la députée EELV de Fontenay-Vincennes à propos de l’A86 et du pont de Nogent.

25 mars 2015 - Communiqué de Jacques JP Martin, Maire de Nogent sur Marne, Conseiller général du Val-de-Marne, Président de la Communauté d’Agglomération de la Vallée de la Marne

Je considère comme très intéressante la question de cette parlementaire à la Ministre de l’Ecologie concernant la nécessité de mesurer les effets du trafic routier sur la qualité de l’air à la sortie du tunnel de l’A86 et sur le Pont de Nogent.

Ce qui me surprend, c’est intérêt particulièrement tardif de cette élue à une question qui se rapporte de près ou de loin aux mesures récentes prises par le Gouvernement en matière de circulation urbaine alternée….

Je profite de l’occasion pour rappeler à notre députée écologiste que, si le Pont de Nogent est encore célèbre par son bouchon quotidien, c’est en partie parce que, au niveau régional, ses collègues écologistes se sont toujours opposés à cet investissement qui avait la caractéristique pour eux de privilégier la circulation automobile aux transports en commun.

Il est vrai que l’idéologie, et parfois le sectarisme, ne permettent pas d’apprécier avec objectivité les situations car, dans le cas du Pont de Nogent, il est évident que faciliter la circulation avait un effet direct sur l’importance de la pollution de l’air.

A titre d’information, je tiens à rappeler qu’en 2003 j’ai négocié ave Airparif l’implantation au 36 boulevard Gallieni, d’une station de fond destinée à mesurer la pollution ambiante sans impact de celle du réseau routier. Ce type de station est particulièrement important pour apprécier le niveau de l’air respiré par nos concitoyens sans effet perturbant comme celui notamment des voies de circulation. Il faut, pour aller dans le sens de la demande de la députée EELV, avoir peut-être une meilleure connaissance de la pollution du réseau routier et ce à différents moments de l’année et de la journée.

J’avais demandé à une époque pour l’ensemble des habitants situés en bordure du Pont de Nogent, de l’A4 et de l’A86, des analyses ponctuelles qui permettaient, dans le cadre de campagnes de mesures particulières, de détecter certains polluants qui ne sont pas mis en évidence par les systèmes automatiques traditionnels. J’attends encore à ce jour une réponse positive.

Il est certain que l’installation de stations semi-permanentes le long des voies de circulation serait intéressante pour tous les responsables et pour les habitants à condition, bien sûr, que cela ait comme conséquence l’accélération du projet d’amélioration des flux de circulation sur le Pont de Nogent.

Ces éléments étant liés, j’espère avoir le soutien de notre députée EELV de Fontenay-Vincennes pour qu’au Parlement elle pose une nouvelle question à Madame Ségolène Royal : «  Après l’inscription du Pont de Nogent au contrat de plan Etat-Région, avez-vous un calendrier précis quant aux études et à sa réalisation  ». Je l’en remercie par avance.