Bachar el assad, responsable

Publié le 27/02/2015 par Alain Juppé

Quand, en mars 2011, des Syriens se sont mis à défiler dans les rues de Damas, ce n’étaient pas des djihadistes. Ils demandaient au régime de Bachar un peu de liberté, un peu de démocratie. Il a répondu par la plus sauvage répression, y compris contre des enfants. Il est resté sourd à toutes les médiations internationales, celle de l’ONU comme celle de la Ligue arabe. Fort du soutien indéfectible de la Russie, il a bombardé ses villes, au besoin à l’aide d’armes chimiques, la fameuse « ligne rouge » que, selon B. Obama, la communauté internationale ne devait pas lui laisser franchir. Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies le met en cause dans les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité qui ont été commis. 200 000 morts, selon les évaluations généralement admises et plusieurs millions de personnes déplacées. Face à ce déchaînement de violence, l’opposition « démocratique » a été dépassée, puis attaquée par les fanatiques. C’est Bachar qui a fait le lit de Daech.

Certains considèrent qu’il ne faut pas mélanger morale et géo-stratégie. C’est un point de vue. Ce n’est pas le mien.