Politique familiale : les familles nogentaises touchées de plein fouet

Billet d’humeur de Jacques JP MARTIN

Modulation des allocations familiales en fonction du revenu et diminution de la durée du congé parental pour les mères

Et si pour François Hollande, l’enfant était devenu un signe extérieur de richesse !

Lors de sa création, la politique familiale considérait que chaque enfant était une chance pour notre société et pas uniquement pour sa famille d’accueil. Les enfants incarnent l’espérance et l’avenir d’une Nation. La politique familiale reconnaissait depuis De Gaulle et Debré qu’il était injuste d’imposer aux familles le coût financier de leurs enfants du fait que ces derniers contribueront ensuite par leur travail, à toute la société.

Le résultat a été dans la démographie la plus dynamique d’Europe.

Pour la Gauche, la politique familiale devient sociale par une redistribution verticale des moins riches vers les plus en difficultés.

Pour la Gauche, la justice sociale se résume à prendre aux classes moyennes pour donner aux plus modestes car « la politique familiale n’est plus un pari sur l’avenir de la Nation, mais un avantage indu versé à des privilégiés ».

Nos concitoyens sont conscients que des efforts importants doivent être faits pour maîtriser les comptes publics pour ne pas transmettre à leurs enfants une dette publique abyssale (2.000 milliards d’euros en 2014). Mais ils mettent deux conditions : Ces efforts doivent être justes et efficaces. Or, c’est tout le contraire que nous impose le Président de la République.

Injuste car les hausses d’’une part et les « coups de rabots » d’autre part, permettent d’un côté de conserver les régimes spéciaux de retraite et de l’autre de modifier la politique familiale qui est d’abord un soutien à celles et ceux qui ont fait le choix d’avoir des enfants, facteur d’avenir.

La liste est longue :

• Les impôts augmentent, les Français s’appauvrissent, la dette explose.
• Baisse en 2012 du quotient familial
• Fiscalisation en 2014 des pensions des retraités parents d’au moins trois enfants en baissant à nouveau le quotient familial
• Division par trois de la prime de naissance à partir du deuxième enfant
• Baisse du complément de garde pour les familles qui ont fait el choix de la garde à domicile ou d’une assistante maternelle,
• Réduction par deux de la durée du congé parental…

La mise sous conditions de ressources des allocations familiales vient compéter une attaque en règle contre les familles.

Ajoutons, pour être exhaustifs, le matraquage des classes moyennes par la fiscalisation des complémentaires santé, la hausse des cotisations salariales, l’augmentation des charges sur les emplois à domicile, l’augmentation des prix du gaz et des taxes sur le gazole…

Plutôt que d’aider les familles et les classes moyennes, la Gauche les étouffe fiscalement car pour elle la famille n’est plus le socle de notre société, mais l’espace des inégalités et des idées préconçues.

Devons-nous rappeler qu’il serait plus logique de réformer ce qui ne marche pas plutôt que de détricoter ce qui marche ?