Le vivre-ensemble ou l’autre comme une opportunité

Nous devons être des accompagnateurs de parcours de vie, nous devons assurer l’harmonie entre la tradition et la modernité de notre charmante bourgade

Par Florence Fossé

Dans notre société, où les individus rencontrent de plus en plus de difficultés, où les crises économiques et sociales laissent des hommes et des femmes sur le bord de la route, il est plus que nécessaire que le vivre-ensemble revienne au cœur de nos préoccupations.

Mais qu’est ce que le vivre ensemble, sinon la possibilité à chacun de se trouver sa place dans son quartier, dans sa ville, dans son milieu professionnel et social. Le vivre-ensemble c’est la possibilité pour chacun d’entre-nous de rencontrer des personnes venus d’horizons différents avec leurs histoires, leurs expériences, le vivre-ensemble c’est ce dire que l’autre est une opportunité et non un handicap. Une opportunité pour voir et comprendre les choses différemment, essayer de faire tomber les préjugés et les malentendus. Une opportunité pour construire ensemble des projets, de créer des solidarités, de donner un nouveau visage à notre quotidien et préparer bien sûr le demain de nos cités.

Mais ce qui est le plus difficile, c’est de prendre la décision d’aller vers l’autre, celui avec lequel nous n’aurions pas l’habitude de parler parce que nous venons de milieux sociaux différents, de milieux professionnels différents, de confessions différentes, d’origines différentes.
Aller à la rencontre de l’autre, c’est avoir le courage de prendre sa valise, de se rendre à la gare et de monter dans ce train qui va nous permettre de vivre de nouvelles expériences. Cela demande beaucoup d’humilité, un peu de curiosité, le goût de l’aventure, le renoncement à un bien-être bien installé. C’est se dire que tout ce qui a été appris jusqu’à présent et que nous considérons comme acquis peut être remis en cause. C’est accepter d’entendre des opinions contraires, adopter des angles vues différents. Un professeur que j’avais rencontré lors d’une conférence nous avait expliquer que pour sortir de nos clivages au sein de nos sociétés, il est important que chacun face un pas vers l’autre en essayant de se mettre à la place de l’autre, en adoptant le regard de l’autre. Ce n’est pas une chose aisée, loin de là, mais à l’heure du repli sur soi, à l’heure des méfiances permanentes, je pense que tous les acteurs de nos villes qu’ils soient élus, responsables associatifs, acteurs économiques et sociaux doivent jouer le rôle de passerelle. Passerelle entre les individus, passerelle entre les partenaires publics et privés, passerelle entre les projets qui feront nos villes de demain et prépareront l’avenir de nos enfants.

La liste Ensemble, aimons notre ville regroupe des hommes et des femmes venus d’horizons très divers à l’image de notre tête de liste Jacques JP Martin. Vous retrouverez dans ces hommes et ces femmes les qualités humaines, la disponibilité, l’écoute que Jacques possède. Nous devons être des accompagnateurs de parcours de vie, nous devons assurer l’harmonie entre la tradition et la modernité de notre charmante bourgade. Nous devons être des élus au service des autres, nous devons toujours regarder l’autre comme une opportunité.

Certes nous serons amenés à gérer le quotidien des Nogentais et Nogentaises, mais nous devront aussi être des visionnaires, car une ville ne se construit pas seulement au présent, elle se construit pour les 5, 10, 15 ans à venir.

Souvent je parle des individus comme une grammaire complexe et diversifiée, nous devons faire en sorte que cette grammaire trouve les bons accords, trouve la bonne conjugaison, les bonnes conjonctions de coordinations et de subordination car il n’y a rien de pire qu’une société uniforme, aux saveurs fades et sans artifices, nous devons être les grammairiens de la démocratie locale.

Je terminerai en citant ces quelques phrases de Jacques Brel :
« Le seul fait de rêver est déjà très important. Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns. Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier. Je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseux au réveil, des rires d’enfants. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence, aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite surtout d’être vous  ».

Alors faisons en sorte que ces rêves deviennent nos réalités.