Comment choisir un bon maire ?

Etre maire ne s’improvise pas !
Une galerie de portraits contient beaucoup de copies mais un seul original. C’est ce dernier que les citoyens arrivent toujours à reconnaître.

Par Thomas Olive

Les élections municipales qui se dérouleront le 23 et 30 mars prochain sont un enjeu démocratique majeur. En effet, le maire est l’interlocuteur privilégié des citoyens ; il s’agit de l’élu, qui par sa proximité géographique, peut le mieux cerner et prendre en compte les problématiques quotidiennes. Deux tiers des français font ainsi confiance à leur maire malgré le climat de défiance à l’égard de la classe politique.

Le maire dispose d’un ancrage local fort et les prérogatives qui lui sont offertes sont très importantes.

Etre maire ne s’improvise pas - et d’autant plus dans des villes de plus de 30 000 habitants comme ici à Nogent-sur-Marne – l’acte de candidature doit être mûrement réfléchi. Avoir une proximité et être à l’écoute des citoyens sont des traits nécessaires mais non suffisants. Avoir des propositions claires et surtout une vision pour la ville permet véritablement de distinguer la qualité des candidats et de juger de leur aptitude à gérer une ville. Ces qualités ne sont pas données à tout le monde : une galerie de portraits contient beaucoup de copies mais un seul original. C’est ce dernier que les citoyens arrivent toujours à reconnaître.

Pour en revenir aux fonctions précises du maire, elles sont doubles : il est à la fois agent de l’Etat et agent de la commune. Sur le premier point, son rôle est d’appliquer les lois, de procéder à la publication des actes administratifs et d’assurer les pouvoirs de police. Sur le second point, ses compétences sont actuellement très larges notamment en matière de fiscalité et d’urbanisme : avec les membres du Conseil Municipal, il élabore le budget, peut changer la fiscalité locale et délivre les permis de construire. Ces décisions ont une influence déterminante sur l’attractivité, le dynamisme et l’identité architecturale d’une ville. En l’occurrence, nous savons de quoi nous parlons à Nogent sur Marne.

Enfin, pour mieux cerner encore le rôle du maire, nous devons évoquer la Métropole du Grand Paris, qui va profondément changer la nature des communes et des intercommunalités de la petite couronne si elle est définitivement mise en œuvre en 2016. Il s’agirait d’une décision désastreuse dans la mesure où nos communes perdraient une partie de leur autonomie ainsi que leurs spécificités propres notamment en terme de qualité de vie et d’urbanisme. On ne doit ainsi pas confondre cumul des mandats et participation à des syndicats intercommunaux. Jacques JP Martin – qui a par ailleurs annoncé l’abandon de son mandat au Conseil Général l’année prochaine – participe à de nombreux syndicats en lien avec la Région et la Métropole du Grand Paris. Quoi de mieux qu’un maire en lien direct avec les préoccupations de ses concitoyens et qui peut défendre notre ville en influant sur les projets au niveau national et régional ? C’est une chance d’avoir un maire qui dispose de relais à différents échelons territoriaux pour peser dans l’élaboration des projets.

En somme, avoir une vision pour la ville sans avoir une capacité d’influence forte, en dépassant les clivages politiques, ne permettra pas de faire face aux menaces dans le contexte actuel. Heureusement, Jacques JP Martin est doté de ces deux grandes qualités ; sa disponibilité et son expérience sont une chance pour notre ville, notre intercommunalité et l’Est Parisien.